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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 21:12

narcisse neuret natsi contre les nazis wavreille tellin Tellin TELLIN 

Natsi parmi les nazis
de Narcisse Neuret,
préface de J. Bourlon, éditeur inconnu, épuisé.


Narcisse Neuret, né à Wavreille le 12 novembre 1911, nous propose la chronique de sa guerre 1940-1945. Il nous conte sa déportation, ses périples de prisonnier à travers l'Allemagne, ses rencontres avec d'anciens camarades de Tellin et des environs, le travail obligatoire en Bavière, jusqu'à son retour à Wavreille.


Ci-dessous quelques extraits grappillés dans chacun des chapitres.   Si vous possédez des informations (articles, photos, ...) sur Narcisse Neuret et son épopée, merci de nous contacter pour compléter ou corriger cet article.




narcisse neuret natsi contre les nazis wavreille tellin Tellin TELLIN
Le Commando de travail 1153 de  Wermuthhausen, dans l'arrondissement de Bad-Mergentheim, Württemberg.

1ère rangée : Arthur Renard, Philippe Clause, François Delforge, 2ème : Lucien Craisse, Arthur Cognet, Josep Bechoux, Gustave Hercot, 3ème : Hector Leconte, Albert Croisier, 4ème : Jean Pierrard, Alfred Detourbe, Alphonse Guiot, Joseph Gillain, Narcisse Neuret, 5ème : Gérard Gilbert, Jean Burlet, Adolphe Copet, Joseph Pierrard.

  • Les 18 jours de mai 1940.
... Au-dessus de Nassogne, cinq avions descendent en sifflant. Objectif : la gare de Jemelle. Une vingtaine d'explosions suivent ... Justine prépare mes valises, me confectionne des tartines à la rhubarbe ...  [Le 28 au matin il est fait prisonnier].
  • Croisière gratuite.
... Nous débarquons  dans le port d'Emerich, sur le Rhin. C'est le premier juin. Nous faisons notre entrée en Allemagne, dans le Grand Reich qui, quelques années auparavant, comptait quatre millions de chômeurs, lesquels, comme par un coup de baguette magique ont retrouvé un emploi. Et quel emploi !!! ...
  • Le régiment des accroupis.
... Le train roule la nuit entière. Le lendemain, on nous distribue de l'eau dans la matinée. A midi, nous faisons notre entrée dans le stade de Nuremberg, là même où Hitler, quelques années plus tôt, a inauguré les fastes du régime nazi ... Nous faisons la chasse aux connaissances, aux gars du pays. C'est ainsi que nous découvrons Florent Herbay, de Tellin, Jules Lamy et Albert Magonette de Wavreille. L'ardoisier d'Halma, le cordonnier de Bure, Jean Rossion, Rochette et Muller, tous trois de Tellin ... tous d'infortunés prisonniers comme nous ...
  • Le camp mystérieux.
... Le 28 juillet, dans la matinée, nous sommes dirigés vers le "camp mystérieux" : ce fameux camp dont nous ignorons tout ...
  • Le champ de foire.
... Nous entrons dans Boëdigheim, le gardien nous arrête sur la place publique, près de l'église.   Des civils sont là, ceints de tabliers en cuir ... ce sont des cultivateurs ... le chef politique des fermiers nous fait entrer tous à la maison communale, s'assied à table servant de bureau et confie à chaque fermier l'un d'entre nous ...
  • Les cafards.
... Nous sommes devenus des prisonniers de guerre, avec, sur le dos et les jambes, inscrits en grandes lettres blanches le KGF que l'on peut lire de loin ...
  • Oeucuménisme.
... nous assistons à un office protestant, vivant ainsi notre oeucuménisme bien avant Vatican II ...
  • Nouvelles en bref.
... Les jours passent. Nous allons parfois au bois fagoter des branches de sapin. Jamais de ma vie, je n'ai vu d'aussi beaux épicéas : vingt mètres de long sur les hauteurs, trente mètres dans les vallons. La Forêt Noire porte bien son nom, avec ses sous-bois où l'herbe ne pousse pas et où les rayons de soleil n'atteignent jamais le sol ...
  • La moisson.
... la première correspondance arrive de Belgique. Emile Croisier est un des privilégiés. Enfin, nous avons des nouvelles de Wavreille ! Elles sont bonnes ....
  • Comme un jeu de whist, petite et grande misère.
... nous montons dans le train et débarquons dans son petit village de Bavière : Hellmixhein ... désormais je suis seul en compagnie de Chasseurs Ardennais; tous des Ardennes : Bertrix, Les-Bulles et environs ... Arrivés à  Ebelsbach, je suis descendu de ma civière ...
  • Le miracle.
... le moral me revient et m'aide à supporter les souffrances physiques ...
  • Les totos.
... au camp d'Hammelburg ... nous atteignons le but de notre voyage, le village de Wermutshausen ... un homme est étendu sur son lit, je le reconnais : Joseph Gillain, un copain de ma Compagnie ...
  • L'aviateur anglais.
... Nous sommes un quinzaine d'hommes : dix prisonniers et cinq civils. Avec mes habits neufs, je les intrigue et suis le sujet de leurs commentaires. Entre deux pelletées de neige, mes camarades leur racontent que je suis un aviateur anglais échoué parmi eux. Pour donner plus de véracité à leurs dires, ils m'interpellent. En tordant la bouche, je leur réponds -"Aoo...yes" ...
  • Les canards.
... Effectivement, les Flamands retournent chez eux. (Essai psychologique d'Hitler. Diviser pour régner) ...
  • Les week-ends.
... Un dimanche de janvier 1941, le gardien nous conduit à la messe à Niederstein. Une église catholique dans le magnifique château. Nous sommes là une centaine : Français, Belges et Polonais. Après l'office, le prêtre nous souhaite bon courage ...
  • Sacré Firmin.
... nous apprenons, le 6 avril, que les Allemands sont entrés en Yougoslavie. Tout le village est pavoisé de drapeaux à crois gammées. Leur dieu tout-puissant qui, dans son "Mein Kampf" ose parodier le Christ et dire "Celui qui croit en moi, je croirai en lui" ... je pense à mon papa, il lui dirait - "To n'ès nin co au coron d'tes roñies" (Tu n'es pas encore au bout de ton sillon).
  • Le voleur.
... Nous avons un grave problème à résoudre, à la chambrée. Il y a un voleur parmi nous. Qui ? Personne n'ose rien dire ...
  • Changement de ferme.
... je suis désigné comme remplaçant à la ferme où travaillait notre collègue ... je me présente : Neuret Narcisse. Du coup je suis baptisé "Natsi" et le resterai ...
  • Victuailles.
 ... Au dîner, le lundi : patates en chemise, choucroute et un morceau de viande précédés d'une soupe électrique (de l'eau chaude, un jaune d'oeuf battu, une cuillère de farine, le tout agrémenté d'une pincée de verdure) ...
  • Agriculture en Württemberg.
... Souvent c'est moi qui vais faire moudre le blé. Je reviens à la ferme avec de la farine moulue à 90%. Je me pose la question. Chez nous, pour la même qualité, nous obtenons 75%. Sommes-nous exploités ? ...
  • Coup d'oeil sur les fronts.
... L'exploitation des passions est fortement prisée par le parti national-socialiste. C'est ce qui fait dire à l'épouse de mon patron - "Mon mari est allé en réunion dimanche, le représentant du parti leur a expliqué que nous devons vivre comme les oiseaux. La religion, c'est l'opium du peuple" ...
  • La fête des Mères.
... La "Fête des Pères", pour moi, se célèbre dans les coeurs. Un oeillet, une rose, une pensée, une bonne conduite de la part d'un enfant sont les plus beaux cadeaux qu'un fils puisse offrir à sa maman ...
  • L'instituteur et les enfants du village.
... Le magister a été remplacé il y a quelques années par un élément du parti. Il est en même temps, chef des "chemises jaunes" et a son mot à dire dans l'administration communale. Il est aussi juge et commandant des "Hitler Jugend", une bande de gosses en uniforme et casquettes noires, le baudrier en bandoulière et le poignard à la ceinture ...
  • Le 22 juin 1941.
... Le matin, le fermier vient me trouver à l'écurie - "Natsi, me dit-il, nos troupes sont entrées en Russie depuis quatre heures du matin". Ma foi, c'est du nouveau !!! - Ah, dis-je, il me semble qu'Hitler et Staline, en 39, se disaient copains pour l'éternité ? - "Oui, me répond-il, mais ce sont de sales Bolcheviks. Pour l'hiver, tout sera fini et vous pourrez rentrer chez vous ...
  • Lechat.
... Il s'appelle Lechat, notre compagnon qui, pris d'une nostalgie terrible veut à tout prix rentrer au pays. Pas trop bien portant, il se fait volontairement des plaies, dans lesquelles il passe du crin de cheval, afin des les envenimer ...
  • Les vignes des "Seigneurs".
... Les armées allemandes avancent en Russie, elles ont déjà conquis presque toute l'Ukraine. Un dimanche après-midi, un convoi de gens de ce pauvre pays est annoncé. Un fermier du village est parti à la gare, il les ramènera sur son chariot ...
  • La moissonneuse lieuse.
... La période de la moisson se passe sans grandes histoires. Il fait chaud. Nous n'avons que du cidre à boire. Au "Fech pret" (goûter), nous ne sommes pas habitués, il nous arrive bien souvent de prendre une "mini cuite" ...
  • Les battages.
... A la mi-septembre, les machines à battre se mettent en branle. Le travail est assez dur, ce qui n'empêche pas les parties de plaisir ...
  • Les vendages.
... Le long des routes, les pommiers numérotés, appartenant à la commune, fournissent les pommes à cidre. Elles seront vendues en adjudication publique. Des tonneaux de trois cents litres, dans des caves appropriées recevront le précieux liquide qui nous désaltèrera toute l'année. Les prunes, poires et pommes pourries seront ramassées et versées dans de grandes cuvelles puis serviront à en extraire le "schnaps" ...
  • Choses et autres.
... Un désarroi complet règne dans toute la population. Escomptant une victoire rapide sur les Russes, Hitler a oublié la tenue d'hiver pour ses soldats. Ils sont là-bas, en tenue d'été, celle qu'ils portaient en envahissant notre pays ...
  • A l'Allemande.
... mon apprentissage de la langue allemande porte ses fruits. Pendant les fêtes de Noël, mes camarades me baptisent du nom d'"Agence Plouc". Je le garderai le reste de la guerre ...
  • Apprenti vannier.
... Les Anglais ont tenté de bombarder les usines "Renault" à Paris, mais ont subi de lourdes pertes (dixit radio). Nous sommes au mois de mars 1942. Quelques permissionnaires reviennent de Russie, d'Afrique, de France ou de Grèce ...
  • La furonculose.
... La Croix-Rouge tient à notre disposition des colis spécifiques à certaines maladies, entre autre la furonculose. Ces envois comprennent des pansements, de la graisse, etc ... Tous les jours au soir, une couverture est étendue sur la table. Muni d'un rasoir destiné à cet effet, Joseph Bechoux opère et soigne ...
  • Notre Marraine guerre.
... Henriette Deroubaix est notre marraine de guerre ... nous recevons d'elle, un colis de cinquante livres. Nous installons une bibliothèque. Quel plaisir ce sera pour nous de se remeubler un peu l'esprit et de pouvoir, ne fût-ce que quelques heures, oublier nos misères ! ...
  • Pevenasse.
... Degrelle a envoyé au Stalag XIII C, un de ses lieutenants : Pévenasse, avec comme mission de haranguer les prisonniers et de les persuader de s'engager à la légion "Wallonie" ...
  • Kattyn.
... Le soir, en rentrant de notre journée, nous remarquons des affiches de deux mètres de haut collées au mur de notre chambre ... "Les massacres de Katynn" ... Les allemands, alors, sont en Ukraine depuis un an. Ils ont découvert un grand charnier contenant les corps de deux mille cinq cents cadavres d'officiers et prêtres polonais, tous abattus d'une balle dans la nuque ...
  • Le général Giraud.
... un matin, descendant à la laiterie, je vois des civils armés de fusils ... le patron de la ferme me dit que la radio du matin a annoncé l'évasion du général français, Giraud, d'un Oflag quelque part en Bavière ...
  • Les Dons Juans.
... Un vieux coq de septante ans a tenté de violer une jeune Polonaise de dix-huit. Ne le prenant pas sur ce ton, elle lui a retourné le tisonnier sur le crâne ...
  • Les colis.
... Dans le ciel d'Allemagne nous voyons souvent des stukas, les messerschmitts, les dorniers, etc ... Parfois aussi, des choses singulières comme : deux chasseurs, soudés par les ailes, de gros avions à six moteurs, d'autres, à l'instar des singes, en transportant un petit sur le dos ... Par le journal, j'apprends que ce sont là des expériences des savants de la "Luftwaffe", en quête de nouvelles armes de guerre ...
  • Les chemins du ciel.
... Le cordonnier d'une localité voisine à sept kilomètres, poussé par la curiosité, a ouvert la porte de sa maison, provoquant une tache de lumière. Immédiatement une bombe aérienne est tombée sur le patelin ...
  • Les prunelles.
... un dimanche d'octobre, le gardien nous avertit : après-midi, nous irons cueillir des prunelles pour faire de l'alcool ...
  • Nouveau congé de Fritz.
... Fritz nous raconte qu'il a vu, dans les grandes plaines d'Ukraine, travailler des "moissonneuses-batteuses", machines énormes qui fauchent, battent et récoltent le blé dans de grands réservoirs ... il a vu récolter le coton en Crimée et aussi d'immenses champs de vignes où les raisins atteignent la grosseur de petites noix ...
  • La chasse.
... Depuis que Jean Burlet lui a montré la photo envoyée par ses parents (quatorze petits poulains derrière leurs mères), il a acquis une certaine notoriété parmi les cultivateurs du village ... C'est un "Grôsse bauer" (gros fermier), Burlet !
  • Eclaircies.
 ... le temps passe, les nuages commencent à se dissiper à l'horizon. L'espérance renaît dans nos coeurs et, au cours de ces longues journées où nous sommes seuls, il nous arrive de murmurer la chanson ...
  • Mec.
... En février 1943, Joseph Bechoux recevra une lettre venant d'Angleterre. Y sera jointe une photo : trois hommes assis autour d'une table, dégustant un verre. Il y reconnaîtra son frère. La lettre sera signée : MEC ...
  • Bouilleur de cru.
... Tout l'hiver, l'alambic a fonctionné dans le village. Notre tour est arrivé. Le jour précédent, au soir, tout a été préparé, afin que, dès le lever du soleil, une fois les sceaux enlevés par l'agent du fisc, l'opération puisse commencer ...
  • Les Bergmann.
... Le frère du cordonnier est venu tuer le cochon chez Bergmann ...
  • L'aumônerie des prisonniers de guerre.
... 11 mai 1943. J'ai reçu une lettre de l'abbé Verpoorten, curé de Han-sur-Lesse ...
  • Le retour des hirondelles.
... Les hirondelles sont de retour : deux nids dans l'écurie des chevaux. Elles semblent me dire : "Nous ne t'avons pas abandonné" ...
  • Les tracts.
... Les tracts, lancés par les avions alliés, tendant à détruire le moral des populations allemandes, sont de plus en plus nombreux ...
  • Les Pirates.
... dans un patelin des alentours, de petites bouteilles, remplies de "colora o kever" (doryphores), ont été découvertes dans les champs ...
  • La leçon de géographie.
... un jour de juin, en regardant le journal, je lis l'article suivant : "Un paisible village des Ardennes belges, n'ayant aucune importance stratégique, Marloie, a été bombardé et détruit par les pirates anglo-américains. On déplore plus de huit cents victimes parmi lesquelles soixante aveugles" ...
  • Citation à l'ordre du jour.
... Dans les champs, le pavot et le colza fleurissent. Les patates commencent à sortir du sol. Déjà, toutes les semaines, une équipe de fermiers parcourt les champs, cherchant la "petite bête".
  • Déceptions.
... Le 16 août 1943 vers midi, des avions sillonnent le ciel. Des "Forteresses volantes" américaines "escortées" par des chasseurs allemands, tels des essaims d'abeilles autour de leur rucher ...
  • Un jour de beau fixe.
... Bismarck était un de leurs grands hommes. C'est lui qui a dit : "Un pays sans religion est comme un château édifié sur le sable". Et lorsque nous parlons de Württemberg, l'on sent qu'ils perçoivent une certaine nostalgie du passé ...
  • Sur tous les fronts.
... Sur le Mur de l'Atlantique, on ne connaît pas de chômage. Les côtes de France sont vraiment imprenables. Les ingénieurs allemands y ont fait des prodiges. On n'éprouve aucune crainte de ce côté ...
  • Polonais et Russes.
... Le dimanche, les jeunes Polonais et Russes sont libres. Sans aucune direction morale, ils s'en donnent à coeur joie ...
  • Olive et Marius.
... Pour la moisson, les commandos sont renforcés. Deux Français sont venus grossir notre groupe. L'un Marseillais, l'autre Bordelais. Nous les avons baptisés, Olive et Marius. Les bonnes soirées que nous avons passées ensemble ...
  • La vieille Readell.
... Dans la "stube", de petits cadres avec inscription: "Travailler, c'est prier". "L'oisiveté est la mère de tous les vices". "Le travail, c'est la santé". D'accord avec eux, mais il y a des limites ...
  • En parlant de souris.
... La fille du garde forestier est aussi "souris" - Employée dans les bureaux de l'administration militaire à Florennes ...
  • Contrariétés.
... Le 8 septembre, le menton des villageois s'allonge. L'Italie, sous le commandement du général Badoglio, a capitulé. Mussolini est fait prisonnier ...
  • Patron.
... Mon voisin, le lieutenant SS, celui qui n'a jamais pu me dire bonjour, est tombé sur le front de l'Est. Que Dieu me le pardonne mais, ce jour là, j'ai bu un bon verre à sa "santé" ...
  • Anomalies.
... Par un dimanche du mois d'octobre, les "Forteresses Volantes" survolent la région. La porte de la chambre s'ouvre : "Schnell, Schnell, inn keller ...", hurle le gardien ... A voir son visage blême, ce doit être relativement grave ...
  • Espionnite.
... Maman m'écrit : "On dit à Wavreille que vous serez rentrés pour la Noël" ...
  • Deuils.
... Ceci me ramène en 1919 ... La kermesse de Wavreille ... Le vieux installé sur la place du village ... Son jeu de vieilles boîtes arrangées en pyramides ... Ses cinq boules, louées à cinq centimes pièces ...
  • La mort de maman.
... Notre maman est morte le 28 janvier. Elle s'est éteinte tout doucement. Nous te donnerons des nouvelles avec tous les détails dans la prochaine lettre". C'est signé : Agnès ...
  • Guérisse.
... Un homme de Saint-Hubert est parmi les copains. Il sait que son groupe sanguin correspond à celui exigé ... "Allez-y franchement, ce n'est pas la première fois que Guérisse le Borquin donnera son sang" ...
  • Dégustateur.
... Dans les premiers jours d'avril, le vieux me dit : "Tu viendras avec moi, nous irons visiter la coopérative vinicole" ...
  • Le débarquement.
... Déclarée "Ville ouverte", Rome est tombée aux mains des Américains. Au mur de l'Atlantique, Rommel fait bonne garde. Par les prisonniers français d'un village voisin, nous apprenons que la B.B.C. lance de mystérieux appels ...
  • Coup manqué.
... Dorénavant, au lieu du salut militaire, les soldats et tous les employés des services publics devront lever le bras droit en disant : "Heil Hitler". C'est là le nouveau salut. Le fermier, en souriant, le traduit : "drei liter" (Trois litres) ...
  • Libération de la Belgique.
... La Belgique est reconquise. Cela nous remet, comme on dit "Une plume à notre chapeau" ...
  • Les Fronts se stabilisent.
... Les fermiers m'ont raconté "sous le manteau" : "Il n'y a pas seulement que des camps de concentration, il existe aussi des camps d'extermination. La Wehrmacht n'a rien à y voir. Non. Tout est dirigé par le Gestapo et les SS" ...
  • Dernières offensives.
... La ville de Bastogne est encerclée. Les chars d'assaut allemands se dirigent vers la Meuse. Le journal fait mention de batailles de chars sur le "Gerny", qui dépassent en horreur toutes celles livrées en Russie ...
  • La longue attente.
... Nous ne serons pas rentrés pour Pâques mais peut-être bien pour la Trinité ! ...
  • Les filles.
... Les Tables de la loi, confiées par Dieu à Moïse sur le Sinaï, constituent pour nous le règlement que nous devons observer ...
  • Exode - Migration - Camping.
... Nous nous dirigeons vers l'Est. Jean Burlet est à mes côtés ...
  • Ce jour tant attendu.
... "Nous sommes Belges ..." C'est tout ce que nous pouvons dire. Un Liégeois, parmi nous, inspiré tout à coup, lance : "de Gaulle !" Il a trouvé le mot magique ... Enfin LIBRES ...
  • Euphories.
... A Melreux, les deux camarades me disent au revoir, ils ne vont pas plus loin. Nous arrivons à Jemelle. Un homme de Wavreille est sur le quai. C'est Ernest Brasseur. Il calme mes appréhensions, tout va pour le mieux chez moi ...
  • Epilogue.
  ... Mes pas m'ont de nouveau ramené à Tellin. Albert Gaspard et René Dernivoy sont rentrés. Ils étaient trois, avec Roger Sinon. Le pauvre gars a été tué durant le retour ...

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